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Ils lui reprochent d'être l'Antéchrist
Si beaucoup appellent de leurs voeux la venue de l'Instructeur mondial, beaucoup également voient là une menace : les fondamentalistes religieux craignent pour leurs croyances et leurs traditions ; les riches et les possédants pour leur fortune ; de nombreux gouvernants et politiques pour leur autorité et leur pouvoir sur le peuple. Les plus farouches opposants à Maitreya se trouveront, néanmoins, parmi les leaders religieux. Ils essaieront - du moins au début - de faire passer l'Instructeur mondial pour un imposteur, pour l'antéchrist, celui qui, d'après les Écritures, qu'ils auront une fois de plus mal interprétées, doit venir avant le Christ pour s'opposer à lui. En réalité, l'antéchrist n'est pas un homme, mais une énergie destructrice, qui à la fin de chaque civilisation est déversée dans le monde par la divinité elle-même, afin de détruire les vieilles structures. Cette hostilité à l'égard de l'Instructeur mondial ne pourra résister longtemps à la vague de fond soulevée par les aspirations légitimes de tous ceux qui veulent bâtir un monde de fraternité et de partage.
Partout, dans le monde, des peuples se lèvent déjà pour exiger de leurs gouvernants plus de justice, plus de liberté. Tous les jours, des voix s'élèvent pour dénoncer le productivisme forcené, qui, en entraînant une croissance effrénée de la consommation, provoque la dégradation de l'environnement par la pollution de la terre, de l'eau, de l'air. D'où la multiplication des maladies et l'augmentation du nombre des cancers. Partout, des syndicalistes, des associations, des personnalités de tous horizons, des intellectuels engagés remettent en cause le modèle de société dans lequel nous vivons ; cette société qui ne permet pas à l'homme de s'épanouir, de s'exprimer en tant qu'âme, de vivre en harmonie avec lui-même, avec les autres, avec son environnement. Partout, on réclame le changement. Mais certains ont intérêt à voir les choses rester en l'état. Les temps sont pourtant proches où les structures économiques et politiques sur lesquelles est fondée cette société vont s'effondrer. Le libéralisme sauvage, qui crée et entretient les inégalités, devra être stoppé dans sa course folle. Le Christ est du côté de ceux qui réclament un monde plus juste, un monde fraternel, où la coopération remplacera la compétition. S'il est revenu maintenant, ce n'est pas par hasard, comme il l'a dit lui-même.
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