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Les deux pesticides le Gaucho et le Régent ont décimé en 10 ans plus de 300 000 ruches en France.
Le fameux désherbant Roundup, à haute toxicité, qui a valu tant de procès pour publicité mensongère à la multinationale américaine, Monsanto.
Ce maïs est tout à fait naturel, mais il peut être contaminé (pollinisation par le vent ou les insectes) par du maïs transgénique, cultivé dans un champ voisin. Il existe en effet, un risque certain de voir un jour disparaître à jamais les semences d'origine, que nous a léguées la nature. Mais ne serait-ce pas justement ce que voudrait Monsanto, au nom du "bien de l'humanité" ?
La plupart des produits d'entretien d'origine chimique sont beaucoup plus dangereux pour la santé qu'on le croit, ou qu'on veut le faire croire.
"Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien"
Un film de Marie- Monique Robin, résultat d'une enquête menée depuis 4 ans. Les faits sont implacables.
Å voir sur ARTE, le 11 mars 2008, à 21 heures.
DVD du film disponible sur arteboutique.com à partir du 11 mars 2008.
Livre (beaucoup plus complet) aux Éditions La Découverte dès le 6 mars 2008.
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De 1994 à 2004, plus de 300 000 ruches françaises ont disparu du côté de la Vendée, du Gers, de la Haute-Garonne. Les coupables : deux pesticides dangereux, le Gaucho et le Régent, le premier fabriqué par la firme Bayer , le second par BASF. Ils étaient utilisés dans le traitement de la graine de tournesol. Des centaines de millions d'abeilles sont mortes en butinant cette fleur. Les deux multinationales n'ont pas voulu reconnaître la toxicité de leurs produits. Des procès leur ont été intentés par des apiculteurs victimes. Le Gaucho et le Régent ont été finalement retirés du marché. Ils ont été remplacés par d'autres produits, réputés moins agressifs. Mais il faut savoir qu'ils sont tous potentiellement dangereux, quels qu'ils soient.
La firme américaine, Monsanto*, une autre multinationale, qui commercialise le fameux désherbant, Roundup, également à haute toxicité, a nié à son tour la nocivité de son produit, prétendu biodégradable et respectueux de l'environnement. Depuis trois ou quatre ans, de nombreux procès lui ont été intentés de par le monde… pour publicité mensongère.
MONSANTO, C'EST ÉGALEMENT LES OGM !
Monsanto est également le plus grand semencier du monde. Avec ses cultures OGM (organisme génétiquement modifié), exploitées à l'échelon planétaire, et associées à l'utilisation obligatoire du Roundup, la multinationale tient sous sa coupe des millions de céréaliers, de fermiers et de paysans à travers le monde. Les cultures transgéniques de Monsanto (maïs, riz, soja, colza, pomme de terre, coton...) sont loin d'être inoffensives pour la santé humaine et animale. Elles causent de gros dommages aux écosystèmes, sont préjudiciables aux espèces locales, et pourraient bien à la longue mettre en péril le règne végétal lui-même. D'un point de vue strictement économique, elles ont déjà mis en difficulté de nombreux paysans de pays émergents, comme en Inde et au Mexique, par exemple, qui n'ont pas les rendements escomptés, et qui se ruinent à racheter à chaque mise en culture de nouvelles semences à Monsanto, car celles qui auraient pu être prélevées sur les récoltes ont été rendues stériles. Ces cultures et leur extension n'ont été possibles que par la publicité mensongère de la firme, par les pressions qu'elle exerce depuis des décennies sur les États et les gouvernements, ou par les complicités qu'elle entretient avec certaines personnalités du monde politique (dont des parlementaires), administratif, scientifique, en achetant leur accord ou leur silence, à coup de millions de dollars. D'autre part, Monsanto voudrait nous faire croire que l'extension de la culture des céréales OGM (riz, maïs et blé) résoudra le problème de la faim dans le monde. Quand on voit les résultats, qu'on connaît les dessous de l'affaire et qu'on examine les valeurs morales de cette multinationale, il est bien difficile d'adhérer à cette idée ! Monsanto fait non seulement de la manipulation génétique, mais également de la manipulation mentale... sur grande échelle. Cela dit, la recherche sur les OGM peut être utile, du point de vue scientifique et médical, mais seulement en laboratoire et sous serre. |
Très récemment, en septembre 2007, un autre dangereux herbicide, le Paraquat, a été définitivement retiré de la vente. Cette décision a été prise par la Cour de justice européenne, à la suite de multiples plaintes portées contre son fabricant, la multinationale suisse Syngenta. L'herbicide était beaucoup utilisé dans les bananeraies des Antilles.
Il est bon de noter que la France vient au premier rang en Europe des pays utilisateurs de pesticides et d'herbicides. Elle en consomme 100 000 tonnes par an.
Pesticides et herbicides, dangereux aussi pour l'homme
Les pesticides et les herbicides ne tuent pas que les abeilles et les mauvaises herbes, ne portent pas atteinte qu'à la nature végétale et à l'espèce animale (un exemple de plus : la raréfaction des oiseaux). À leur contact, l'homme a également de quoi craindre pour sa santé. Le professeur Charles Sultan, responsable du service d'endocrinologie au CHU de Montpellier, a affirmé, il y a trois ans, que les parents ayant été exposés aux pesticides, herbicides et fongicides couraient beaucoup plus de risques que d'autres de mettre au monde des nouveau-nés atteints de malformations sexuelles : micropénis, pseudo-hermaphrodisme (cf. les ours polaires hermaphrodites). Ces produits provoqueraient également, d'après lui, un appauvrissement du sperme et une augmentation du nombre de cancers des testicules ou du sein.
D'après d'autres spécialistes, certains cancers (ceux de la vessie, du pancréas, du rein), ainsi que les maladies de Parkinson et d'Alzheimer semblent frapper davantage les agriculteurs que le reste de la population. Mais ces derniers sont touchés encore par d'autres affections. Le journal L'Express du 25/10/04 raconte qu'un agriculteur lorrain a été victime d'une maladie du sang (excès de plaquettes sanguines), provoquée par la manipulation durant de longues années de pesticides destinés au traitement de champs de blé, d'orge et de colza.
Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue de renom (voir son livre « Ces maladies créées par l'homme » , paru chez Albin Michel, en 2004) pense que 60 à 70 % des cancers sont dus à l'environnement et que les maladies ne sont plus d'origine « naturelle », mais « fabriquées » par l'homme lui-même. On peut donc à juste titre parler de « maladies de civilisation ».
Les produits phytosanitaires, manipulés par les agriculteurs, les arboriculteurs, les maraîchers, les céréaliers étendent leurs effets néfastes à l'ensemble des consommateurs que nous sommes tous, puisque les fruits, les légumes, les graines, les farines, les huiles que nous achetons - à moins de consommer « bio » - contiennent en quantité non négligeable des substances chimiques qui en proviennent. On trouve également des traces de pesticides et d'herbicides dans l'eau du robinet. Ces substances passent finalement dans le sang. Pour preuve, en avril 2004, 47 volontaires, presque tous des parlementaires européens, ont été testés par le WWF (Fonds mondial pour la nature). L'analyse de leur sang a révélé la présence chez chacun d'entre eux d'une quarantaine de substances chimiques, d'origine diverse.
La pollution chimique de notre environnement est tellement inquiétante que le 7 mai 2004 un groupe international de plusieurs dizaines de scientifiques, dont des Français - les professeurs Jean Bernard, Lucien Israël, Albert Jacquard, Jean Dausset, François Jacob - ont tenu à remuer la conscience mondiale, en signant à l'UNESCO, à l'occasion du colloque international « Cancer, environnement, santé », une déclaration commune « sur les dangers sanitaires de la pollution chimique ».
L'air intérieur de nos maisons est également pollué
Si l'air extérieur est pollué, l'air intérieur de nos habitations l'est encore plus. Le premier test scientifique sur la pollution de l'air intérieur a été réalisé en 2002 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur. 80 maisons et 9 écoles ont été testées en atmosphère confinée. Le rapport publié faisait état de la présence de trois substances hautement toxiques et cancérigènes : benzène, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène. Les taux relevés étaient largement supérieurs à ceux qu'on retrouve habituellement en atmosphère extérieure. Les produits d'entretien (détergents) pour la lessive, la vaisselle, les sols, le four ont été tout de suite incriminés. Des études ultérieures ont confirmé ce soupçon. À propos du benzène, rappelons que le gasoil en contient un taux particulièrement élevé. Les agriculteurs qui le stockent dans leur remise - il sert de carburant aux tracteurs - sont particulièrement exposés à sa toxicité.
La pollution intérieure ne s'arrête pas là. Elle concerne également les cosmétiques, les shampooings, les teintures capillaires, sans oublier les colles qui, du reste, sont déjà présentes dans les meubles en aggloméré, les moquettes. Ces colles contiennent un composé organique volatil, le formaldéhyde , qu'on retrouve également dans les peintures des murs et encore dans les shampooings. Il est très toxique.
Tous les produits domestiques, d'origine chimique, qu'ils soient détergents, cosmétiques ou autres, sont potentiellement néfastes à la santé humaine. Combien de gens le savent ? Combien également ne veulent pas le savoir ? C'est en toute inconscience qu'on les manipule, les inhale. Quand surviennent les affections, les troubles de santé, asthme, rhinites, allergies, démangeaisons, éruptions cutanées, eczéma, maux de tête, fatigue générale et affaiblissement des défenses immunitaires, on est loin de se douter que les responsables sont tout près de nous : dans le buffet, dans le placard ou sur l'étagère !
Les études scientifiques et les constats alarmants concernant la dangerosité des produits dits « domestiques » sont largement relayés depuis quelques années par la revue de défense des consommateurs, « Que choisir » et par le « Quotidien du médecin » . Mais l'information passe mal. Souvent, on cherche à l'occulter, parce que ce genre de vérité dérange. Les résistances sont très fortes. C'est qu'il y a trop d'intérêts économiques en jeu ! Les autorités sanitaires elles-mêmes (DDASS) auraient dû depuis longtemps se saisir de cette question de la pollution chimique intérieure, en direction des organismes publics : les bureaux administratifs, les écoles, les HLM…. Elles auraient pu, par exemple, sinon imposer, du moins recommander aux directeurs de sociétes HLM l'utilisation exclusive de produits d'entretien, testés comme étant hypoallergéniques, tout en insistant sur le fait qu'ils devraient être manipulés dans un local ventilé. À ma connaissance, l'entretien des halls et des communs d'immeubles, dans ces lieux d'habitation très peuplés, où nombre de locataires souffrent depuis longtemps de pollution chimique, continue de se faire au mépris de toute considération réfléchie de santé publique. À quand l'éveil des consciences ? Avec le « Grenelle de l'Environnement », est-il permis enfin d'espérer un véritable sursaut, un retournement de situation, au plus haut niveau de l'État ? (Suite de l'article : page suivante).
Actualisation (27 février 2008)
Sur la multinationale américaine Monsanto, qui sème la terreur :
Voir encadré ci-contre.
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Trois liens utiles :
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.h
http://www.arteboutique.com
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