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Dans ce lit de rivière au Mexique, cette eau polluée, devenue orange avec les produits chimiques et les déchets miniers, est néanmoins pompée pour être consommée.
Les émissions de fumées de cette usine assombrissent le paysage, et rendent l'air irrespirable, tout en provoquant l'effet de serre à l'origine du réchauffement climatique.
La déforestation prive notre planète d'un réservoir important d'oxygène. Moins de forêts, c'est plus de gaz carbonique qui reste dans l'air, parce qu'il ne pourra être absorbé.
La pollution chimique met la faune en péril. Depuis une dizaine d'années, on a constaté une diminution importante de nombreuses espèces d'oiseaux.
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Notre belle planète bleue vue du ciel, la Terre, n'est plus bleue depuis longtemps. Elle est très malade. Malade de la pollution, à cause de l'inconscience, de la cupidité, de l'égoïsme et également de la bêtise des hommes. Notre civilisation industrielle et notre société de (sur)consommation, en même temps qu'elles nous assurent un certain bien-être matériel, sont responsables du processus, déjà bien entamé, de dégradation de notre environnement par les substances chimiques, de détérioration de notre santé par ces mêmes substances, de destruction des écosystèmes, de changement climatique par réchauffement de l'atmosphère (d'où tempêtes, inondations ou sécheresses).
« Si l'environnement n'est pas restauré dans un très bref délai, il n'y aura pas de nouvelle civilisation. Il n'y aura plus de planète. Il ne nous reste plus guère que vingt ou trente ans pour restaurer sa santé », écrit Benjamin Creme, qui transmet l'enseignement des Maîtres. Ces derniers affirment d'ailleurs que la majorité des décès est due à la pollution. En France, par exemple, le nombre de décès provoqués par le cancer a doublé depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2004, on dépassait déjà les 150 000 cas, dont 30 000 attribués au tabac et plus de 100 000 à la dégradation de l'environnement.
Pollution de la terre et de l'eau
La pollution : c'est un mot qui commence à faire peur. En réalité, tout est pollué : la terre, l'eau, l'air, les aliments que nous consommons, et par voie de conséquence nos organismes. La terre est polluée, entre autres, par l'usage intensif d'engrais chimiques dont on retrouve des traces de composants dans les productions agricoles, mais pas seulement. En effet, ces engrais pénètrent profondément dans le sol par infiltration, et parviennent jusqu'aux nappes phréatiques. Par ruissellement, ils peuvent également être entraînés, en partie, jusqu'aux cours d'eau. Mais le purin et le lisier, utilisés comme engrais, sont eux aussi susceptibles de contaminer les rivières, les eaux littorales. Ainsi, l'eau que nous buvons, malgré les nombreux traitements « sanitaires » (chimiques) qu'elle subit, peut encore contenir des substances issues de ces engrais, mais également comporter des traces de métaux lourds, comme le plomb, le mercure ou d'autres métaux utilisés dans l'industrie, tous hautement cancérigènes.
Les eaux des mers, des océans, des fleuves sont elles aussi polluées par les métaux lourds, les hydrocarbures, les substances chimiques et déchets de toutes sortes, les mêmes qu'on trouve sur terre. Des poissons sont alors contaminés, des écosystèmes fragilisés ou détruits. Ainsi, la pêche dans le Rhône, de Lyon à la Méditerranée, est depuis peu totalement interdite. On a retrouvé dans les eaux du fleuve et dans la chair des poissons qui le peuplent un taux particulièrement élevé de PCB (le nom scientifique du pyralène). L'usage de cette huile synthétique, à fort dégagement de dioxine (très toxique), présente dans les anciens transformateurs électriques d'EDF, mais également ailleurs, est pourtant interdit en France depuis 20 ans. En réalité, la pollution est ancienne, et les autorités sanitaires étaient au courant. D'autres fleuves en France sont également concernés par cette contamination au pyralène (voir photo, page 19, dans "Grenelle de l'Environnement").
Les ravages causés dans les mers et les océans par la pollution chimique sont d'ordre très divers, avec parfois des effets inattendus. Ainsi, sur la banquise du Groenland, elle-même polluée, on a découvert des ours polaires hermaphrodites, ailleurs des poissons présentant les mêmes anomalies sexuelles. La contamination par des matières polluantes est capable de perturber le système hormonal des animaux et d'entraîner des malformations sexuelles. Nous verrons un peu plus loin que le même phénomène peut se rencontrer chez l'homme.
Pollution de l'air extérieur
La pollution, c'est aussi et surtout celle de l'air que nous respirons dans nos villes, mais également dans nos campagnes. À cet air pollué par le CO² s'ajoutent souvent les émanations chimiques de « surodorants ou désodorisants », destinés à masquer les mauvaises odeurs, déversés dans les égouts et les caniveaux par nombre de municipalités, qui pratiquent également le nettoyage des rues et des trottoirs avec des lances répandant de l'eau additionnée de produits chimiques, dits « désinfectants ». Il faut savoir que ces désodorisants et désinfectants contiennent généralement de l'alcool et du carbure terpéniques, dérivés directement du pétrole (et non de végétaux, contrairement à ce que prétendent certains services municipaux). Ces composants, qui dégagent des odeurs, peuvent provoquer - et provoquent - des allergies chez de nombreux sujets plus ou moins sensibles. Sans que ces derniers en sachent d'ailleurs l'origine ! Va-t-on nous faire croire que pour assurer la salubrité publique dans une ville on est obligé de répandre des substances chimiques à tout va ? Mais une chose est certaine : l'opération est très rentable pour l'industrie chimique, qui écoule sa production, et l'entreprise d' « assainissement » qui réalise la prestation ! Il ne faut surtout pas croire que toutes les substances synthétiques, utilisées couramment à usage dit « sanitaire », sont inoffensives pour les organismes humains, selon la thèse défendue par les industriels eux-mêmes, dont certains n'ont que faire de la santé publique !
Quand on parle de pollution de l'air, il est évident qu'on pense plus volontiers aux gaz d'échappement des voitures et des poids lourds dont le nombre est partout en augmentation constante, aux fumées noires des usines, aux dégagements toxiques des incinérateurs, à la combustion du pétrole et des produits fossiles, mais également aux incendies de forêts, qui tous déversent chaque année dans l'atmosphère des milliards de tonnes de carbone, de CO² (dioxyde de carbone, synonyme de gaz carbonique). Ce gaz est le principal responsable de ce que l'on appelle l'effet de serre, qui provoque le réchauffement du climat. L'empoisonnement de l'atmosphère, c'est aussi les pluies acides produites par le rejet d'oxydes de soufre et d'azote dans l'air, dont on accuse les chaudières industrielles et les fours d'affinage. Ces gaz transportés par les vents retombent en dilutions acides (sulfurique et nitrique) dans les océans, et mettent en danger nombre d'organismes marins, parmi lesquels les coraux. La chimie des océans étant modifiée - déjà par les autres sources de pollution dont on a fait état ci-dessus -, ils deviennent de moins en moins capables d'absorber le gaz carbonique de l'atmosphère. Ce phénomène est grave, puisque dans le même temps des forêts entières, immenses réservoirs d'oxygène, pouvant elles aussi absorber une bonne partie du CO² présent dans l'atmosphère, sont détruites.
Les gaz à effet de serre ont provoqué depuis le début de l'ère industrielle une augmentation de la température de plus de 1° C. Une preuve évidente de ce réchauffement est apportée par la fonte des glaciers, qui s'accentue d'une année à l'autre. Or, des populations entières sont dépendantes de l'eau provenant des glaciers pour leur agriculture et leur industrie. Qu'adviendra-t-il d'elles ?
Une conférence des Nations Unies s'est tenue à Rio, en 1992, réunissant des pays industrialisés pour discuter d'un objectif - non contraignant - de diminution des émissions dans l'atmosphère des gaz à effet de serre. On en est resté aux déclarations d'intention. En 1997, cinq ans après, les émissions de gaz continuant d'augmenter, une nouvelle réunion sur le sujet s'est tenue à Kyoto, au Japon. Un protocole a été signé, qui se voulait cette fois contraignant pour les nations adhérentes. Malheureusement, il n'a été ratifié ni par les États-Unis ni par la Chine, les deux plus gros pollueurs de la planète. Quant aux signataires, eux, ont dû s'engager à réduire d'ici à 2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5, 2 % au-dessous des niveaux de 1990. La Russie, qui n'avait pas ratifié le traité à l'époque, l'a fait entre-temps. Le quorum étant désormais atteint, rien ne s'oppose plus maintenant à ce que les États, qui se sont engagés dans cette voie, prennent leur responsabilité.
Si l'air extérieur est pollué par l'énorme dégagement de CO², il l'est également par l'épandage de tonnes d'insecticides, de pesticides, d'herbicides, de fongicides, en usage courant et massif dans l'agriculture, intensive ou non. Ces substances, souvent hautement toxiques, dégagent des émanations dangereuses pour la santé humaine, en même temps qu'elles empoisonnent la faune et la flore. (Suite de l'article : page suivante).
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